Friday, 30 December 2005

Peer to peer : Bénabar, Delerm et consors manquent à leur devoir …

Filed under: — Muad'dib

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Bénabar, Vincent Delerm, Carla Bruni et Raphaël ont offert un drôle de cadeau de noël aux internautes : une tribune dans Libé qui fustige la licence globale.

Mensonges éhontés, approximations douteuses, méconnaissance flagrante du dossier, tout ce charabia est assez désespérant pour ceux qui se battent pour la révolution culturelle de la licence globale. Les artistes cités ci dessus ont commis une grave erreur : Lorsqu’on a la chance d’être relayé par les médias lorsque l’on s’exprime, lorsque l’on est conscient de l’impact que l’on a sur l’opinion, et lorsqu’on parle d’un sujet aussi complexe que l’on ne maîtrise pas forcément, on se renseigne avant.

Le mal est fait, même si Patrick Bloche a eu un droit de réponse dans le Libé d’hier.

Quelques perles :

Carla Bruni : C’est bizarre de ne pas payer quelque chose. Alors, on ne va plus payer le pain ?

Bien sûr qu’on va continuer à payer le pain. Quand je mange du pain, j’empêche quelqu’un d’autre de manger ce pain. La quantité de pain est limitée, c’est pour cela qu’il faut s’organiser – à l’aide de la propriété privée – et que l’on paye pour son pain.

Quand je copie un morceau de musique, je ne prive pas la personne qui me le donne de l’écouter. La quantité de morceau que l’on peut reproduire est quasi illimitée. La propriété, dans ce contexte, n’a pas de sens, et si on laisse les choses faire il y a un risque pour les artistes de se retrouver sans le sou.

La licence globale, ne revient pas à “ne pas payer quelque chose”. Elle revient à le payer différemment. Est ce que la radio paye pour les morceaux qu’elle diffuse ? Non : elle paye une licence globale, et tout le monde est satisfait. Cela peut paraître “bizarre” de payer la musique ainsi, mais ce n’est que “bizarre” et pas du tout démago.

Raphaël : Économiquement, ce n’est pas viable : pouvoir se payer tout David Bowie pour 7 euros, c’est enlever sa valeur à l’oeuvre.

... et pourtant c’est viable ! En prenant sa calculette, on constate que la licence globale conduit à une amélioration très nette de revenus pour les artistes ...

Schématiquement, lorsque vous achetez un album à 20 euros, moins de 1.5€ vont dans la poche des artistes. Donner 7€ par mois aux artistes revient donc à acheter 5 albums par mois ! Ce n’est pas de la magie : les Majors du disque et les distributeurs y perdent au passage. Mais les artistes, le public, et surtout la musique y gagne à tous les coups.

Bénabar : Cela va juste enrichir une poignée d’actionnaires.

C’est tout le contraire. Aujourd’hui, l’argent va du public vers les distributeurs (fnac, virgin), qui le redistribue aux Majors (Vivendi Universal, ...) et aux artistes. Les maîtres du jeu, ce sont la distribution et les Majors.

Demain, avec la licence globale, l’argent ira directement dans la poche des artistes. Autrement dit, producteurs et distributeurs seront les clients des artistes et non plus leurs employeurs. La logique de la maîtrise de la création culturelle est rétablie.

1 Commentaire »

  1. Snif, je l’aimais bien moi, Bénabar ;-(

    Comment by jid — Monday, 2 January 2006 @ 11:18

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